août 2011

CULTURE PHYSIQUE ET SPORT DE COMPÉTITION

Beaucoup de gens confondent malheureusement la culture physique et le sport de compétition. Pourtant, il suffit de se poser la question et la réponse apparaît comme une évidence : les deux ont les buts carrément opposés.

Là où le sport cherche la victoire et le résultat, la culture et l’éducation physiques cherchent le développement harmonieux du corps et la santé. Le fait que la préparation sportive inclut (surtout en période hors saison) la préparation générale proche de la culture physique échappe malheureusement à un bon nombre de pratiquants amateurs.

 LE SPORT ET LE CULTE DE LA PERFORMANCE

 Voici quelques lignes d’une étude consacrée à Henri Didon, l’auteur de la célèbre formule « CITIUS ALTIUS FORTIUS » (« plus vite, plus haut, plus fort ») devenue la devise des Jeux Olympiques :

« …Le but que tout élève voulait et devait viser, c’était la victoire, la victoire absolue. Aller plus vite, plus haut, plus fort que l’autre. La deuxième place était, comme dans les Jeux Olympiques de l’Antiquité, négligeable. Se satisfaire d’un rang inférieur ne correspondait pas à une ambition saine et humaine… »

« …on peut conclure que sa devise « citius altius fortius » a deux dimensions: premièrement, être meilleur que les autres et, deuxièmement, donner le meilleur de soi-même, c’est-à-dire de s’efforcer toujours à une meilleure performance personnelle. »

Nous n’avons rien à redire sur l’aspect mental de l’attitude sportive. La compétition, ne serait-ce qu’avec soi-même, est ce qui nous motive et nous fait avancer. Faire face à l’adversité, ne pas plier sous la pression, ne pas céder à ses propres faiblesses, savoir rassembler tout son courage et sa volonté pour dépasser ses limites : le sport nous donne en concentré la vision de ce qui est, depuis la nuit des temps, un des moteurs du progrès humain.

En revanche, ce culte de la performance force les sportifs (et leurs entraîneurs) à user et abuser de toutes les réserves à leur disposition et mène logiquement aux déséquilibres dans leur développement, voire menace à terme leur santé. Voyons comment.

On pourrait distinguer six domaines où les sportifs vont puiser les fractions de seconde, les grammes ou les points qui les séparent de la première marche du podium :

  • capacités mentales ;
  • capacités techniques ;
  • capacités musculaires ;
  • capacités « énergétiques » ;
  • capacités de récupération ;
  • capacités « matérielles ».

 

 CAPACITÉS MENTALES

Il s’agît là de la volonté, la motivation, la concentration. Comme nous avons précisé plus haut nous admirons les grands sportifs pour leurs capacités mentales exceptionnelles. Tant que les règles sont respectées, tant que les sportifs restent « fair-play » les uns envers les autres et envers leur public, ils méritent tout notre respect et sont un exemple à suivre.

 CAPACITÉS TECHNIQUES

Il s’agît là de la perfection du geste technique. Le problème est que le geste lui-même est soumis aux impératifs de la performance et doit être adapté. On ne court pas 100m comme on court un marathon. Pire, il y a des cas où c’est la technique même qui met le corps de l’athlète à la limite de sa capacité d’encaisser le choc ou supporter la charge.

 CAPACITÉS MUSCULAIRES

Il s’agît de l’effort que les muscles de l’athlète sont capables de produire lors d’un geste technique. Dans leur préparation physique spécifique les athlètes des disciplines hautement spécialisées auront tendance à développer au maximum les muscles qui leur sont nécessaires et à négliger, voire consciemment freiner (au mieux, dans les limites des impératifs d’équilibre articulaire) le développement des muscles « inutiles ».

 CAPACITÉS « ÉNERGÉTIQUES »

Il s’agît de la capacité du corps de répéter le geste technique pendant autant de temps qu’exige la discipline avec la force, la puissance, la précision et la dextérité requis. Les « circuits énergétiques » du corps pour les différentes durées de l’effort ne sont pas les mêmes. Logiquement, lors de la préparation physique spécifique l’athlète aura tendance à privilégier le circuit le plus adapté à son sport et à négliger les autres.

 CAPACITÉS DE RÉCUPÉRATION

Il s’agît de la capacité de l’athlète de revenir au même niveau d’aptitude physique qu’avant l’effort (avant l’entraînement). Les sportifs de haut niveau bénéficient de meilleurs nutritionnistes, leurs entraîneurs gèrent leur temps à la minute près et même avec ça certains ont recours aux produits dopants pour « optimiser » le rendement de leurs entraînements.

 CAPACITÉS « MATÉRIELLES »

Il s’agît là des performances relatives du matériel sportif de compétition (combinaisons de natation ou de powerlifting, chaussures de course, raquettes de tennis etc.) Dans les cas les plus extrêmes la disponibilité de ce matériel peut modifier la technique du geste sportif.

En leur grande majorité les sportifs comprennent et assument les risques liés au fait de pousser leur corps au-delà des limites. Ils sont entourés des meilleurs :

  • entraîneurs qui gèrent leur emploi du temps et le planning de leurs entraînements;
  • médecins qui les surveillent en permanence;
  • kinésithérapeutes qui entretiennent leur muscles et articulation au jour le jour ;
  • nutritionnistes qui leur conçoivent un régime alimentaire taillé sur mesure;
  • fabricants d’équipements sportifs qui fournissent aux athlètes le matériel à la pointe de la technologie, souvent gratuitement;

Il y a un autre point à ne pas oublier. Il suffit de regarder la ligne de départ de n’importe quelle course aux Jeux Olympiques, le podium de n’importe quel Championnat du Monde pour constater à quel point les corps des concurrents se ressemblent.

Certes, la pratique sportive façonne le corps. Mais le corps (une certaine constitution du corps qui dépend des gènes) est LA condition pour atteindre le haut niveau dans telle ou telle discipline (sauf des cas extrêmement rares de talent vraiment exceptionnel).

Si vous êtes né avec un physique d’haltérophile vous ne serez jamais champion olympique de natation. Ça peut paraître injuste mais c’est comme ça. Pire, votre corps ne sera pas capable d’encaisser le choc des entraînements spécifiques à la natation de haut niveau.

Ajoutez à cela toute l’attention et tous les soins dont bénéficient les athlètes de haut niveau auxquels les amateurs n’ont pas accès… La conclusion est évidente :

 LES AMATEURS QUI COPIENT LES MÉTHODES DE PRÉPARATION SPORTIVE SPÉCIFIQUE DES ATHLÈTES DE HAUT-NIVEAU METTENT LEUR SANTE EN DANGER

Malgré tout, des milliers de gens s’entraînent « comme des pros » parfois sans même participer à des compétitions. Cette idée de performance (compris comme un résultat « chiffrable »: le temps, la distance, le poids, le nombre de répétitions) toujours meilleure, à obtenir quelque soit le prix à payer les fait franchir la ligne rouge et entrer en état de surentraînement, parfois permanent, voire provoque des lésions irréversibles.

Pire, encore plus de gens copient les méthodes d’entraînement des sportifs dans le but de « retrouver la forme ». Ça revient à chauffer une maison en allumant un incendie.

Bien sûr, on peut les comprendre : il est difficile de faire le tri dans le monde du fitness contemporain. Regardez le nombre incalculable de « gurus » avec leurs méthodes, de pratiques, de disciplines et d’ « appareils de torture » qui se battent à coup de promesses mirobolantes et techniques de marketing les plus sophistiquées.

 ALORS, IL N’Y A AUCUNE SOLUTION ?

Si, et elle n’est pas compliquée. Que vous vouliez améliorer votre forme physique ou vous préparer à la pratique amateur d’une discipline sportive, il suffit juste de faire appel à votre sens commun :

  1. Fuyez les méthodes qui vous promettent de vous transformer en Usain Bolt ou Natalia Sharapova sans aucun effort. C’est une démarche marketing qui fait appel à votre paresse. A moins que vous cherchiez à vous « acheter une conscience tranquille »…
  2. Choisissez une méthode ou une discipline qui développe votre corps tout entier à l’aide d’exercices simples et naturels.
  3. Complétez votre méthode principale (si nécessaire) avec d’autres méthodes ou exercices pour palier à ses éventuelles carences. Par exemple, si vous faites du renforcement musculaire, n’oubliez pas de faire des étirements et de travailler votre endurance générale et l’agilité.

 Ces trois règles vous permettront de bâtir une base solide que vous pourrez désormais développer et équilibrer

A partir de cette base vous pourrez entamer une préparation sportive plus ciblée ou tout simplement, bénéficier d’un mode de vie sain et actif.

Les seuls problèmes que vous risquez de rencontrer sont le manque de temps et de matériel. Les sportifs professionnels sont payés pour se préparer pour et participer aux compétitions. Mais quand vous passez neuf heures au travail faire plusieurs entraînements par jour devient problématique. Ajoutez-y le temps du trajet, vos obligations familiales, domestiques et sociales…

Le Système « STRONG FIRST » apporte la solution à ce casse-tête. Une fois acquises les techniques de base, vous pourrez très vite vous bâtir ce corps sain et fort dont vous rêviez depuis toujours (quelque soient vos motivations).

Il vous faudra, bien sûr, fournir de l’effort pour y parvenir. Ce n’est pas un hasard si le Système « STRONG FIRST » s’appelle également « Hard Style ». Nos séances sont courtes (en moyenne de 15 à 30 minutes) mais intenses.

 En échange notre système vous donne un rapport efficacité/temps d’entraînement inégalé

Beaucoup de pratiquants l’ont déjà compris. Leur nombre grandit sans cesse depuis plus de dix ans dans le monde entier. Alors, faites le bon choix !

 

 

Invictus

 

Out of the night that covers me,
Black as the Pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbowed.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds, and shall find, me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll.
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

William Ernest Henley

 

 

If…

 

If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you;
If you can trust yourself when all men doubt you,
But make allowance for their doubting too:
If you can wait and not be tired by waiting,
Or, being lied about, don’t deal in lies,
Or being hated don’t give way to hating,
And yet don’t look too good, nor talk too wise;

If you can dream—and not make dreams your master;
If you can think—and not make thoughts your aim,
If you can meet with Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same:.
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools,
Or watch the things you gave your life to, broken,
And stoop and build’em up with worn-out tools;

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings,
And never breathe a word about your loss:
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: « Hold on! »

If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings—nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much:
If you can fill the unforgiving minute
With sixty seconds’ worth of distance run,
Yours is the Earth and everything that’s in it,
And—which is more—you’ll be a Man, my son!

Rudyard Kipling