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Manifestement, vous voyez le « progrès » uniquement en termes du poids soulevé. N’oubliez pas : le Kettlebell est avant tout l’outil qui nous permet de renforcer nos mouvements. Pour progresser, l’augmentation du poids ne pas la seule solution. Déjà, faire les swings avec deux Kettlebells de 48kg serait un exploit plus qu’honorable même pour un haltérophile du niveau olympique. Idem pour le « front squat » que des compétiteurs en powerlifting, même chez les lourds, trouvent suffisamment « stimulant » avec deux Kettlebells de 40kg. Ensuite, vous pouvez accroître la difficulté d’un exercice en modifiant votre position de départ et/ou en le combinant avec d’autres exercices. Enfin, tenir deux Kettlebells dans une main vous permet, si vous le souhaitez, d’aller bien au-delà des 48kg. Piotr Krylov, le « Roi du Kettlebell » russe du début du 20ème siècle aurait été capable de développer un Kettlebell de 40kg « fond vers le haut » avec un autre Kettlebell de 40kg posé dessus. Bon courage !
La meilleure solution est de suivre un Stage d’Initiation aux techniques d'exercices du Système StrongFirst. Non seulement vous y apprendrez les exercices de base de manière la plus sûre et correcte, vous aurez également la possibilité d’essayer plusieurs tailles de Kettlebells et choisir ceux qui conviennent le mieux à votre niveau actuel.
Préparez-vous à une révélation. Prête ? Il est difficile, même pour un homme, d’augmenter sa masse musculaire. Vous avez, bien sûr, en tête l’image de ces femmes qui posent sur la scène de « Miss Olympia ». Rassurez-vous, la chance que vous arriviez à ce niveau serait minuscule même si vous étiez prête à tout pour y parvenir. Aussi minuscule que de pouvoir battre les records olympiques de natation après quelques visites à la piscine. Augmenter la masse musculaire de façon significative demande pour une femme des prédispositions physiologiques (un taux de testostérone plus élevé – naturellement ou artificiellement - que la moyenne), anatomiques (une « charpente » masculine), un suivi médical et nutritionnel et surtout, un dévouement sans détours à une forme d’entraînement très spécifique. L’idée à garder en tête est que le corps humain s’adapte à son environnement et à l’effort que son quotidien lui demande (dans les limites imposées par son code génétique). Une importante masse musculaire doit être « justifiée » par un volume d’entraînement correspondant tout aussi important. Bien sûr, quand vous vous remettez à l’exercice après une période d’inactivité plus ou moins prolongée votre corps s’adapte là aussi : la masse des muscles sollicités augmente, la graisse fond. Mais cette première phase d’adaptation se termine très vite. Si on voulait aller au-delà (surtout en termes de masse musculaire), on devrait augmenter le volume et l’intensité des entraînements et souvent, opter pour les exercices et méthodes spécifiques. Le dernier mot : même si vous vous estimez « trop musclée », il est beaucoup plus facile de perdre du muscle que de la graisse. Il suffit d’épargner tout effort au muscle en question. Donc, le danger de « prise de masse musculaire excessive » est plus que relatif.
Encore une fois, tout dépend du sens que vous donnez aux mots. Comment vous courez ? Combien vous courez ? Quelles qualités physiques vous ciblez ? Tout ça a un impact non négligeable sur votre santé. Comment vous courez ? Parlons d’abord la technique. Combien, pensez-vous, de joggeurs que vous voyez dans les parcs le dimanche matin ont pris la peine d’apprendre la technique correcte de la course à pieds ? Combien d’entre eux « traînent la patte », l’air hagard, balançant la tête de droite à gauche au point de risquer une entorse cervicale ? Il ne faut pas oublier que du point de vue du corps la course se résume à une succession des coups qu’on donne dans le sol avec le pied et avec tout le poids du corps derrière. Si on ne sait pas bien amortir et absorber l’énergie de l’impact, ce sont les articulations (du pieds, du genou, de la hanche et de la colonne vertébrale) qui « en prennent ». Pour cinq kilomètres disons cinq mille pas, donc cinq mille coups. Trois fois par semaine… Bonjour les tendinites, arthrites, voire arthroses et fractures d’usure (heureusement, la plupart des joggeurs occasionnels s’arrêtera avant). Mais supposons que votre technique est parfaite et en plus, vous êtes génétiquement (anatomiquement) prédisposé(e) à la course. Combien vous courez ? La logique sportive (dangereuse pour un amateur non encadré, voir "Culture Physique et Sport de Compétition") vous pousse à aller au-delà de vos limites, surtout en termes de distance. Or, rien ne prouve que cette « mise en tension » prolongée du système cardiovasculaire soit bénéfique pour la santé. Dernières recherches en la matière indiqueraient plutôt le contraire. Enfin, même si vous préférez les « fractionnés », c’est-à-dire les séries d’accélérations entrecoupées par la marche ou la course très lente de récupération (cette méthode est largement plus efficace que le « footing » traditionnel pour développer l’endurance musculaire et cardiovasculaire ainsi que la puissance), les groupes musculaires et les qualités athlétiques peu concernés par la course – mais tout de même utiles dans la vie de tous les jours - restent « au bord du chemin ». Or, le déséquilibre n’est jamais bon pour la santé. Pour ce qui est des séances cardio en salle (on imagine que vous voulez parler de la course sur tapis roulant), ça ne fait que rajouter un facteur négatif (l’appareil, voir la question suivante) aux réserves déjà émises.
5. Y’a un nouvel appareil chaque saison. Pourquoi faire confiance au Kettlebell ?
D’abord, le Kettlebell est loin d’être « nouveau ». Il existe depuis des siècles (voir "Histoire du Kettlebell"). Les premières méthodes d’entraînement avec Kettlebell ont été conçues en Russie à la fin des années 1880. Il a continué à être utilisé en Russie pour la culture physique et la préparation sportive tout au long du 20ème siècle avec des résultats bluffants. Le succès du Kettlebell et du Système StrongFirst depuis maintenant 10 ans aux Etats-Unis et à travers le monde ne font que confirmer son efficacité. En revanche, on partage votre méfiance envers les appareils qu’ils soient cardio ou de musculation. En ce qui concerne les tapis de course et autres vélos d’appartement, le fait de marcher ou pédaler sans pour autant se déplacer dans l’espace risque de créer une confusion dans les rapports du système proprioceptif musculaire et de la perception visuelle. Aux scientifiques de dire à quel point cette confusion est nocive mais dans le doute, on préfère s’abstenir. Quant aux appareils de musculation, en plus d’isoler les groupes musculaires (et donc, compromettre la synergie corporelle) ils imposent au corps les trajectoires définies qui ne correspondent pas forcément aux proportions de chaque pratiquant(e), encore moins aux « mouvements naturels » du corps humain. Et on atteint le fond avec les appareils de musculation (généralement ciblés sur les abdos ou les jambes) que leurs fabricants peu scrupuleux préconisent utiliser de façon « cardio » en promettant de vous transformer en sex-symbol du siècle sans autre effort que le financier. On ne peut qu’être soulagé que la plupart de ces appareils « miraculeux » finissent à la décharge. Malheureusement, c’est précisément ces appareils qui détournent, voire dégoûtent les gens de l’exercice physique… Comme vous pouvez le constater le Kettlebell n’a absolument rien à voir avec ces gadgets souvent inutiles et même dangereux – ni par son passé, ni par son présent, ni par les effets que son utilisation pertinente (voir "Système StrongFirst") peut apporter aux pratiquant(e)s.
En fait, ça dépend de la définition qu’on donne au mot « musculation ». D’après les différents dictionnaires la musculation est « le développement des muscles par l’exercice physique ». Une définition très large. Dans l’imaginaire collectif la musculation évoque plutôt les méthodes du bodybuilding, c’est-à-dire en priorité les exercices d’isolation. Comme leur nom indique, ces exercices permettent d’isoler tel ou tel groupe musculaire pour qu’il soit le seul à faire l’effort. Ca donne au pratiquant la possibilité d’augmenter la taille d’un muscle en particulier. De cette manière il maîtrise ses proportions et construit véritablement son corps (bodybuilding se traduit par « construction du corps »). En réalité, les vrais « mordus » du bodybuilding ne sont pas nombreux. Cette pratique demande énormément de patience, de discipline et de sacrifices. Beaucoup d’amateurs glissent très vite du côté d’une version étriquée de powerlifting et de la logique sportive. Ils passent le plus clair de leur temps à essayer de battre leurs records personnels (souvent ça ne concerne que le développé couché) au détriment de tout bon sens, au détriment même de leur santé. Bien sûr, vous pouvez toujours utiliser le Kettlebell pour faire des exercices d’isolation ou pour battre vos records personnels. Après tout, vous êtes libre de faire ce que vous voulez avec le matériel que vous achetez et avec le corps que vous possédez. Parlons donc concrètement du Système StrongFirst. Dans notre système on part du principe que le corps humain est construit d’une certaine manière. Cette manière détermine comment notre corps est sensé bouger pour être en même temps le plus efficace (fort, puissant, rapide, endurant etc.) et le moins vulnérable aux traumatismes. Malheureusement, notre mode de vie, largement sédentaire, fait que nos corps oublient la « bonne façon de bouger ». A partir de là, notre but est de renforcer le corps dans ses mouvements « naturelles ». Nos techniques imitent ces mouvements et développent en synergie l’ensemble des muscles qui y participent. Rapidement, ça crée une base solide pour, par exemple, augmenter sa masse musculaire si on le souhaite, pratiquer d’autres sports en toute sécurité ou tout simplement, faire face aux défis de la vie quotidienne sans mettre en péril sa santé. Quant à la « course aux records », nous considérons le Kettlebell (mais également toute autre forme de résistance dans les exercices) comme un outil qui nous aide à renforcer nos mouvements et à stimuler le développement de notre corps. C’est notre allié plutôt que l’adversaire qu’on doit battre. Dans cette logique les chiffres (nombre de répétitions, poids, chrono etc.) nous servent plutôt de jalons qui nous indiquent que nous avançons dans la bonne direction ou à l’inverse, qu’on devrait revoir notre programme d’entraînement.
La prochaine fois que vous déménagez, demandez-lui de monter votre machine à laver au cinquième, sans ascenseur. Elle va transpirer, avoir le souffle court et mal à tous les muscles beaucoup plus vite ! Plus sérieusement, le problème est que beaucoup de gens confondent les effets que vous décrivez avec l’efficacité de la méthode. Côté « militaire » (ou, par exemple, « écolo » pour « paléo fitness ») n’est que le décor. Il s’agît surtout de se dépenser. Pourtant, se dépenser n’est pas forcément la meilleure méthode pour augmenter votre capital santé. En fait, toutes ces formes d’entraînement : « militaire », « paléo fitness », « CrossFit » etc. qui consistent à enchaîner rapidement plusieurs exercices différents, peuvent être très efficaces – à condition de maîtriser parfaitement la technique de chaque exercice proposé. Si ce n’est pas votre cas, non seulement vous ne tirerez aucun bénéfice de ces méthodes, vous risquez même de vous blesser. C’est pour ça que dès son apparition outre-Atlantique le « CrossFit » est vite devenu un des pourvoyeurs principaux des services d’urgences des hôpitaux : les instructeurs fraîchement convertis jetaient leurs élèves « dans le bain » sans se donner la peine de leur apprendre la manière correcte de faire les pompes, les abdos, les swings etc. D’ailleurs, c’est pour pallier à ce manque de maîtrise technique que de plus en plus d’instructeurs « CrossFit » sérieux viennent apprendre les bases de la gymnastique avec Kettlebells dans les stages d’initiation organisés par les Instructeurs StrongFirst.
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